Du savoir à l’illusion : Emplois des vues de paysage suisse
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Description
Depuis leur invention, les représentations du paysage suisse se sont manifestées dans des médias et des systèmes de communication les plus divers. En 1702 Johann Jakob Scheuchzer publie sous le titre "Ouresiphoítes Helveticus" une description richement illustrée d’un voyage dans les alpes. Dédié à la Royal Society et étudiant les minéraux, la flore et la faune helvétiques, ce livre est édité à Leyde et diffusé largement durant la première moitié du 18e siècle. Au cours du 18e siècle le paysage suisse attire l’attention des voyageurs. Dans le courant des écrits d’Albrecht von Haller entre autres, l’on vante le caractère paisible et idyllique de la Suisse. Cette imagerie touristique est fabriquée dans des conditions proto-industrielles et destinée à la vente aux touristes avant tout britanniques. Moyennant de nouveaux supports médiatiques comme le papier parchemin, l’artiste bernois Franz Niklaus König présenta ses vues de paysages rétroéclairées en France, en Suisse et en Allemagne.
C’est vers la fin du siècle que le paysage suisse fit son apparition sur le papier peint panoramique, médium alors hautement à la mode à la fois dans les milieux bourgeois et nobles. D’un point de vue iconographique et stylistique ces représentations imitèrent la production des artistes comme König. Mais au lieu de véhiculer un savoir ou d’impressionner par un savoir-faire, elles furent destinées à des fins décoratives et illusionnistes, voire immersives. Cette contribution s’intéresse tout particulièrement à ces papiers peints panoramiques et à l’usage qu’on en fit dans l’espace où ils servirent par exemple comme toile de fond à des productions théâtrales domestiques. Il s’agira de rendre compte de l’alliance entre cette iconographie éprouvée que sont les vues de paysage et le papier peint panoramique, médium qui venait tout juste d’être inventé dans les dernières décennies du 18e siècle.
C’est vers la fin du siècle que le paysage suisse fit son apparition sur le papier peint panoramique, médium alors hautement à la mode à la fois dans les milieux bourgeois et nobles. D’un point de vue iconographique et stylistique ces représentations imitèrent la production des artistes comme König. Mais au lieu de véhiculer un savoir ou d’impressionner par un savoir-faire, elles furent destinées à des fins décoratives et illusionnistes, voire immersives. Cette contribution s’intéresse tout particulièrement à ces papiers peints panoramiques et à l’usage qu’on en fit dans l’espace où ils servirent par exemple comme toile de fond à des productions théâtrales domestiques. Il s’agira de rendre compte de l’alliance entre cette iconographie éprouvée que sont les vues de paysage et le papier peint panoramique, médium qui venait tout juste d’être inventé dans les dernières décennies du 18e siècle.
Date of Publication
2019-07-18
Publication Type
Conference Item
Language(s)
en
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